1929-1939: La crise économique au Canada et au Québec

À la suite du «Krach» boursier d’octobre 1929, la Crise prend place, et ce, pour les dix années à venir. Les faillites des banques se multiplient causant ainsi la ruine des plus fortunés de l’époque. Pour la seule année de 1930, 2 393 faillites ont été enregistrées au Canada. C’est au Québec qu’elles sont les plus nombreuses. On en dénombre 886. En 1933, elles atteignent 1122. C’est à partir de 1934 qu’elles diminuent. Ces faillites occasionnent évidemment la mise à pied de plusieurs centaines d'ouvriers, ce qui hausse le taux de chômage. Il était à 3,9 % avant le «krach», mais au mois de décembre de la même année, il grimpe à 14,5 % et grimpe encore entre 27 % et 31 % selon les sources en 1933. La situation n’est pas rose pour les familles qui n’ont plus de revenu. Elles se retrouvent dans des conditions d’extrême pauvreté.

On se doit donc de venir en aide aux travailleurs-chômeurs. Pour ce faire, le gouvernement doit intervenir de plus en plus. Il le fit par plusieurs moyens. Il ouvrit des chantiers de travaux publics visant la revitalisation des grandes villes pour donner du travail aux chômeurs. Les hommes célibataires sont engagés dans des camps de travail où ils gagnent 20 sous par jour de travail. De là vient, aux célibataires travaillant dans ces camps, le surnom de «Vingt cents». De l’aide financière est offerte aux familles en ayant besoin. Et même si l’agriculture ne va pas bien, le retour à la terre est encouragé. On pense alors que les chômeurs pourraient plus facilement survenir à leurs besoins. Deux éléments importants ont fait en sorte que cette solution a été un échec. D’abord, les citadins ne connaissaient rien à la culture de la terre. Puis, les terres utilisées de l’Abitibi, du plateau appalachien et du bas du fleuve ne sont pas les plus fertiles du Québec.

 

La soupe populaire pendant la guerre

soupepopulaire.jpghttp://www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/crise-des-annees-

Des chômeurs devant un refuge à Montréal

chomeur-refugemeurlingmtl.jpghttp://www.bilan.usherb.ca/bilan/pages/collaborations/1083.html

Le retour à la terre

retourterre.jpghttp://www.bilan.usherb.ca/bilan/pages/evenements/20892.htm

 

Arrivée des colons en Abitibi

arriverdescolonsabitibi.jpghttp://www.bilan.usherb.ca/bilan/pages/evenements/486.html

 

Quelques chiffres nous prouvent que l’agriculture n’était pas un domaine prospère après la grande dépression du 24 octobre 1929. Après avoir subi un essor substantiel au cours des années 20, la valeur des récoltes diminua gravement après 1929. En 1930, elle a atteint la valeur de 73 millions de dollars, soit une baisse de 80 millions.

Cette période sombre de l’économie mondiale, canadienne et québécoise eut pour effet d’éveiller les fibres nationalistes du Québec. Les fervents de cette idéologie étaient conscients de la vulnérabilité économique des Canadiens français. Pour contrer cette vulnérabilité, les militants nationalistes ont fait pression auprès des gouvernements pour que les profits de l’exploitation des ressources naturelles québécoises servent d’abord les gens du Québec et, principalement, les bourgeoisies canadiennes-françaises.

Date de dernière mise à jour : 2012-03-23

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